blog13

e-commerce : sortir de sa zone

L’année 2015 est à peine commencée que la confiance économique semble ébranlée par les annonces de fermetures, retraits et faillites de petites et plus grandes entreprises sur le marché canadien.

Le Canada n’est-il pas – ou plus – l’eldorado économique que l’on croyait? Les consommateurs canadiens sont-ils autant déprimés et sans le sou? Y-a-t’il un fossé qui s’est creusé  entre les consommateurs canadiens, friands d’économie numérique et les entreprises qui ont accusé un réel retard dans l’adoption des technologies du numérique?

Sans doute qu’à chacune de ces questions on y trouverait des raisons. Mais nous pensons que la raison est bien plus profonde, culturelle et contextuelle.

Une géographie humaine particulière

Un pays aux caractéristiques particulières :

  • Le Canada est confronté à une vaste étendue de terres peuplées d’1 habitant au kilomètre carré. C’est la deuxième plus grande superficie au monde
  • Une population de seulement 35 millions d’habitants faisant de lui le 36e pays le plus peuplé au monde, concentrée principalement dans la partie méridionale du pays et le long de la frontière américaine
  • Enfin, une population fortement urbanisée et industrialisée.

Par ailleurs le Canada possède la seule enclave francophone en Amérique du Nord, lui proférant ainsi une singularité en matière culturelle.

Un pays à l’économie jeune

Le Canada est un pays avec une économie jeune au regard d’autres occidentales :

  • Il possède le dixième revenu par habitant le plus élevé, et son PIB en fait la dixième puissance mondiale
  • L’économie canadienne repose principalement sur les services, même si les secteurs primaires et secondaires restent importants, mais sont malmenés par les effets concurrentiels de la mondialisation
  • Sa stabilité économique est intimement lié à la santé économique des États-unis.

L’urgence de sortir de sa zone de confort

Bon nombre d’entreprises ont connu une croissance naturelle liée au développement économique du pays. Aujourd’hui notre croissance économique se retrouve à maturité égale à bon nombres de pays. Cette situation de pays « adulte » met de l’avant  les difficultés qu’éprouvent de nombreux propriétaires d’entreprises à devenir des gestionnaires aguerris et fin stratèges, afin de positionner leurs entreprises à un niveau d’efficacité identique aux entreprises de pays concurrents et à l’économie plus ancienne.

Par ailleurs, nos consommateurs ont pour la plupart évolué technologiquement plus rapidement que les entreprises se sont transformées numériquement, accroissant un fossé déjà naturel entre clients et entreprises. Certaines entreprises n’ont pas été capables d’évoluer avec leurs clientèles, leurs attentes et leurs nouveaux comportements.

Après la vague de fermetures de points de vente  et autres nouvelles alarmantes, il faut s’attendre à d’autres annonces. Il suffit de se promener dans les centres d’achats pour constater quelles sont les boutiques achalandées, quelles sont celles qui combinent les technologies numériques avec une présence physique et celles en retard.

Il devient urgent pour les commerçants et entreprises de comprendre les enjeux du numérique et l’omniprésence de la technologie dans le monde des affaires, autant dans le B2C que le B2B et leurs  variantes.

Solutions d’affaires technologiques, présence optimisée sur les réseaux sociaux pertinents, combinaison de la mobilité et des services/produits offerts, sites Web attrayant  et contextualisé, opérations et processus d’affaires optimisés, capacités internes analysées, autant de facteurs à considérer dans une stratégie numérique afin de redéfinir un nouveau modèle d’affaires adapté à la réalité de la consommation, et surtout capable de supporter des solutions de vente en ligne.

Les entreprises n’ont d’autres choix que de se redéfinir et de sortir de leur zone de confort!

Définir un modèle durable et agile de  croissance

Sortir de sa zone de confort et mettre un pied dans l’ère numérique vise avant tout à soutenir une pression concurrentielle imposées par les acteurs déjà en place dans l’économie numérique. Cela suppose de développer de nouvelles activités à rendement croissant, d’immiscer dans sa culture d’entreprise et son modèle d’affaires autant les partenaires que ses clients.

Comme nous l’avons décrit dans un précédent article « L’entreprise d’aujourd’hui, une plateforme« , les solutions numériques sont l’INTERFACE avec le client, le partenaire, le fournisseur, l’employé.  L’entreprise, petite ou grande, doit réinventer un nouvel écosystème dans lequel chacune des parties prenantes profite d’une synergie qui permettra de tisser un lien intime entre chacune d’elle, et une démarche d’innovation, tant au niveau des produits et services : agilité, capacités d’expérimentation, personnalisation de l’expérience, fidélisation seront autant de bénéfices à en tirer.

Entreprises d’ici ou d’ailleurs, même combat

Comme nous l’avons présenté au début de notre article, le Canada est un pays particulier : jeune, vaste, technologiquement bien positionné autant dans ses infrastructures que dans l’utilisation qui en est faite, avant tout urbain, économiquement orienté sur les services.

Sur un plan culturel c’est un pays riche capable de combiner une multitude de cultures, et la province du Québec, par ailleurs, présente la particularité d’être la seule enclave francophone, avec toute la nécessité  associée de défendre cette particularité, que peu d’entreprises étrangères sont capables d’assimiler : ni français, ni nord-américain, mais un savant mélange de cet ensemble.

  • Pour toute entreprise qui souhaitera s’implanter sur le sol canadien –  et plus particulièrement au Québec qui est une des provinces les plus peuplées, les facteurs ethnographiques sont essentiels à comprendre. On n’agit pas ici comme en France, on n’agit pas ici comme aux États-Unis.
  • Pour les  entreprises d’ici qui voudront perdurer, ces mêmes facteurs seront à prendre en considération : nous ne sommes pas des européens même si le Canada a subi une forte colonisation de l’Europe, nous ne sommes pas des américains même si nous sommes voisins, et le consommateur canadien est dans le TOP 5 des consommateurs les mieux aguerris en matière d’usage des technologies. Mais nous ne sommes pas japonais non plus…

Le commerce électronique ne doit pas être la solution de la dernière chance

Qu’il soit clair : adopter le  commerce en ligne (ou le e-commerce et le m-commerce) ne vous sauvera pas si vous n’avez pas consolidé les bases commerciales de votre entreprise.

Le commerce en ligne est :

  • une partie de ce que devrait être votre ADN d’entreprise en 2015. Il existe, il est là pour perdurer, évoluer aussi rapidement que le consommateur évolue dans ses choix et comportement de consommation
  • un pan de vos activités commerciales, mais sa présence liée aux nouveaux modes de consommation, à la mobilité, l’instantanéité, la contextualisation de l’expérience client redéfinit cependant votre relation avec votre clientèle.

Le commerce en ligne, avant de s’appuyer sur une plateforme technologique, s’appuie sur une philosophie de la relation commerciale, une consolidation de ses processus d’affaires et une organisation opérationnelle de l’entreprise pour soutenir les activités numériques.

Faire du commerce en ligne nécessite de savoir faire du commerce efficacement dans un contexte de distribution traditionnelle!

Tous les secteurs de la distribution sont touchés, textile, électronique, biens de consommation, alimentation et dans le cadre de notre accompagnement aux entrepreneurs, nous offrons en février une formation aux adhérents de l’UPA sur comment se lancer et réussir en commerce électronique.

Si vous souhaitez en discuter, n’hésitez pas à partager vos avis, remarques et observations. La collaboration est elle aussi un moteur de croissance.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *