blog2

Le numérique, un facteur essentiel de croissance mal maîtrisé

L’essor du numérique et la place qu’il prend dans le monde des affaires sont fréquemment une source de fracture profonde dans l’écosystème de l’entreprise. Celles qui tardent à adopter les nouvelles technologies sont soumises malgré elles aux mutations induites par le numérique.

En quelques années, plusieurs dimensions fondamentales des entreprises ont été percutées de plein fouet par l’arrivée des nouvelles technologies et du Web omniprésent (omnipotent…) : les clients et les consommateurs, les critères de productivité, l’accroissement de la concurrence, la multiplication des canaux de discussion, les offres contextualisées, l’analyse des données, l’automatisation des processus (parfois même l’automation) et l’accélération des décisions.

Quelque soit le secteur d’activité dans lequel on évolue, le numérique fait partie désormais des affaires. Je dirais même que dorénavant chacun effectue des affaires numériques. Certains secteurs ont évolué plus vite et avant d’autres, souvent tirés par leurs clients eux-même. Pour exemple on peut penser au secteur du tourisme, des médias, la banque, la distribution et aujourd’hui de plus en plus l’agriculture et la construction.

On constate un profond décalage entre l’adoption du numérique par les particuliers et le basculement qui se fait attendre pour les entreprises.
Au canada, plus de 80% de la population utilise fréquemment les technologies Internet et la majorité des ménages sont connectés. Le numérique représente 5% de notre PIB, alors que les investissements en capital numérique*  ne représente que 3,5% de notre PIB (sources :  IDC, Forrester, Gartner). À titre de comparaison, au Royaume Uni, le poids du numérique dans le PIB est de 10%.

Le numérique constitue un facteur essentiel de croissance par des gains financiers directs autant dans le B2B que le B2C : il permet de générer des surplus de valeur pour les entreprises (gains de productivité notamment) et pour les consommateurs (effets déflationnistes d’Internet).

L’essor du numérique a fait ressortir 5 effets systématiques sur l’écosystème des entreprises :

  1. l’accroissement de l’intensité concurrentielle, liée à l’émergence de nouveaux acteurs sur des marchés locaux autrefois protégés,
  2. la transformation de l’expérience client devenue multicanal,
  3. la possibilité d’enrichir l’offre de produits et services à travers la personnalisation,
  4. la rationalisation des prises de décisions grâce à une meilleure interprétation de la donnée (Big Data),
  5. la numérisation des processus opérationnels qui va de l’automatisation de certains processus à une automation intégrale dans certains cas.

La combinaison de ces 5 effets fait ressortir que l’essor du numérique constitue une véritable fracture historique par son ampleur et sa rapidité. Il va devenir donc essentiel pour les entreprises de comprendre comment elles peuvent en tirer avantage pour renforcer leur compétitivité plutôt que dans être affectées.

*le capital numérique est un concept qui permet de mesurer le niveau de ressources mobilisées pour produire les biens et services dans deux dimensions : la première étant les actifs tangibles comptabilisés comme investissements dans les entreprises et administrations de type serveurs, routeurs, réseaux, plateformes, etc., la seconde dimension étant les actifs intangibles tels que la numérisation des données, le capital intellectuel, les compétences économiques comme que le capital humain, l’amélioration des procédés… qui permettent d’augmenter le capital confiance accordé par les clients et consommateurs.

One thought on “Le numérique, un facteur essentiel de croissance mal maîtrisé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *